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Publication des résultats de l'Enquête du Questionnaire Unifié des Indicateurs de Base de Bien-être (QUIBB) réalisée en 2011

Photo QUIBBDu 18 au 27 février 2013, la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale (DGSCN) a organisé des ateliers de restitution des résultats de l'Enquête QUIBB 2011 dans les cinq Régions économiques et à Lomé. Les travaux ont été présidé par Monsieur le Secrétaire Général, représentant Monsieur le Ministre auprès du Président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l'aménagement du Territoire. Cette enquête, la deuxième du genre dans notre pays, a donné lieu à des travaux préparatoires tels que les travaux cartographiques, l'énumération des ménages, l'enquête pilote, la sensibilisation. Ces actions ont permis de préparer le terrain pour l'opération de collecte de données, qui s'est déroulée du 30 juillet au 30 août 2011. photo2 QUIBBSuite à cette collecte de données, les travaux de traitement et d'analyse qui se sont poursuivis, ont permis à la Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, de produire des données statistiquement satisfaisantes pour des besoins de planification et de développement.

Importances des données de l'Enquête QUIBB dans le processus de planification et de développement du Togo

Les Indicateurs de l'Enquête QUIBB 2011, ont été produits, pour la formulation de notre  deuxième Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2) et pour montrer les progrès réalisés par notre pays en matière de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Les résultats de cette enquête ont également permis d'actualiser le profil de pauvreté de notre pays et d'élaborer en couplant ces résultats avec ceux du 4e Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH4), la cartographie de la pauvreté au Togo en 2011.

Concernant la carte de pauvreté, il convient de préciser que le développement d'une carte de pauvreté de notre pays sur la base du recensement de 2010 et de l'enquête QUIBB 2011, fait partie des mesures qui doivent être mises en œuvre afin d'atteindre les objectifs de croissance, de création de richesse et de promotion de l'emploi fixés par le Gouvernement dans le cadre des engagements pris avec le Fonds Monétaire International (FMI) en vue de la définition d'un nouveau programme avec cette institution. C'est ainsi que la publication des résultats de cette enquête intervient à point nommé et au moment où les équipes chargées de la rédaction de la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l'Emploi (SCAPE), ont besoins des informations de cette enquête pour soutenir leur réflexion.

D'une manière générale, le rapport de l'enquête QUIBB 2011 vient enrichir la base de données statistique du Togo, notamment celle relative au recensement relative au RGPH, qui a eu lieu en 2010.

Concrètement, la Banque Mondiale s'est déjà basée sur la carte de pauvreté du Togo pour prioriser les bénéficiaires de ses projet de développement, pour analyser l'impact de l'augmentation des prix du gaz domestique sur les ménages à faibles revenus et pour évaluer les progrès réalisé par le Togo depuis 2006 en termes de réduction de la pauvreté.

Résumé analytique des résultats du QUIBB 2011

Le rapport de l'Enquête QUIBB 2011, montre en effet, que des progrès indéniables ont été enregistrés dans le domaine de la réduction de la pauvreté. De 2006 à 2001, le taux de pauvreté est passé de 61,7 à 58,7. Ce qui implique naturellement que ces efforts doivent se poursuivre avec une forte volonté de mener des actions contribuent à réduire la pauvreté des couches les plus vulnérables. En résumé, on retenir les résultats suivants :

Éducation et alphabétisation

Le taux d'alphabétisation des adultes au niveau national est de 60,3%. Ce taux montre qu'au Togo plus de la moitié de la population est alphabétisée. Selon le milieu de résidence, la population urbaine (77,8%) est plus alphabétisée que la population rurale (47,4%). De plus, les hommes sont plus alphabétisés (74,0%) que les femmes (47,9%). Le taux d'alphabétisation par région se caractérise par des différences considérables. Le taux le plus élevé se retrouve à Lomé (81,5%) et la région des Savanes enregistre le taux le plus faible (32,8%). Le taux net de fréquentation scolaire au primaire (81,8%) a progressé par rapport aux résultats obtenus lors du QUIBB 2006 (73,4 %). Quel que soit l'âge, les garçons (84,5%) ont un taux net de fréquentation primaire plus élevé que les filles (79,0%). Ce taux est nettement plus élevé en milieu urbain (88,3%) qu'en milieu rural (78,8). Par rapport à 2006, le taux de scolarisation a un peu baissé en milieu urbain alors qu'en milieu rural il a fortement augmenté. En 2006, il était de 89,0% en milieu urbain contre 67,7% en milieu rural. Dans toutes les régions, le taux net de fréquentation au primaire est supérieur à 80,0% sauf dans la région des savanes où ce taux est de 72,3%. Au niveau du secondaire, le taux net de scolarisation (TNS) est de 41,0 %. Il est plus élevé chez les garçons (48,0%) que chez les filles (33,5%). Le niveau de scolarisation au secondaire est faible en milieu rural (32,0%) par rapport à celui du milieu urbain (56,4 %) Au niveau régional, excepté Lomé qui enregistre 57,4% de taux net de scolarisation, aucune région n'atteint un taux net de 50,0% au secondaire. Le taux d'accès au primaire est appréciable (87,8%) et cela quel que soit le milieu de résidence. Il est de 94,8% en milieu urbain et 84,6% en milieu rural. Il en est de même dans toutes les régions où les taux dépassent 80,0%. Le taux d'accès au secondaire est très faible par rapport à celui enregistré au primaire et se chiffre à 57,2 %. La différence est importante entre le milieu urbain (79,1%) et le milieu rural (44,3%). Au niveau des régions, on a une forte disparité. A part Lomé (78,9%) et la région Maritime (73,9%) qui ont des taux d'accès supérieurs à la moyenne nationale, les autres régions ont des taux inférieurs à cette moyenne, le plus bas étant celui de la région des Savanes (38,2%). Environ quatre élèves sur dix du cours primaire ne sont pas satisfaits des prestations de services fournis. Selon le milieu de résidence, près de 49,5% des élèves en milieu urbain et 28,3% en milieu rural ne sont pas satisfaits. La principale raison de non satisfaction évoquée est le manque d'enseignants (23,4%). Les autres motifs de non satisfaction concernent l'effectif pléthorique des classes (18,7%), le mauvais état des infrastructures scolaires (15,6%), le manque de livres (15,4%) et l'enseignement médiocre (11,9%). Au niveau du secondaire, près de 69,1% des élèves ne sont pas satisfaits des services fournis (74,6% en milieu rural et 61,6% en milieu urbain). Les principales raisons d'insatisfaction sont les mêmes que celles évoquées au niveau primaire.

Santé

Au cours des quatre dernières semaines qui ont précédé l'enquête, 20,6% de la population a été malade ou blessée. Ce taux a légèrement augmenté par rapport à celui de 2006 où il était de 18,3%. La première cause de morbidité est le paludisme (12,3% de la population ont souffert de paludisme). La proportion des personnes malades ou blessées est plus élevée en milieu urbain (22,5%) qu'en milieu rural (19,0%). La proportion des personnes n'ayant pas consulté un service de santé est de (35,0%). Le taux d'accès de la population aux structures sanitaires est de 66,8%. Ce taux est de 78,0% en milieu urbain et de 53,9% en milieu rural. S'agissant de la qualité des prestations de services, 61,2% des individus malades ou blessés ont consulté un personnel du corps médical et 14,4% ne sont pas satisfaits des services fournis. Les principales raisons évoquées sont : le coût élevé des services (33,0%) et la durée d'attente trop longue (28,1%).

Emploi

Au cours des sept derniers jours qui ont précédé l'enquête, 76,6% d'actifs ont participé à la production des biens et services et 23,4% d'actifs n'ont pas travaillé. Selon le milieu de résidence, la proportion d'actifs occupés est de 69,4% en milieu urbain contre 86,3% en milieu rural. Le chômage touche 6,5% de la population active. Selon les milieux de résidence, le taux de chômage est plus que le triple en milieu urbain 9,7% qu'en milieu rural 2,8%. Au niveau du sexe, les femmes sont plus à la proie du chômage 9,0% que les hommes 4,3% Au niveau des branches d'activités, les résultats révèlent que la branche agriculture, élevage et sylviculture emploie plus que les autres branches. Un peu plus du tiers (42,8%) de la population occupée travaille dans cette branche suivi du 22,6%. Le taux de sous-emploi au niveau national rapporté à l'effectif de la population active, est de 22,8%. Selon le sexe, les femmes sont plus en situation de sous-emploi 25,5% que les hommes 20,2%. Les écarts entre les taux sont importants selon le milieu de résidence, la région et le niveau d'instruction. Le taux de sous-emploi est en effet plus élevé en milieu rural (26,0%) qu'en milieu urbain (18,5%). Par rapport aux régions, le niveau de sous-emploi passe d'un maximum de 31,9% enregistré dans la région de la Kara à un minimum de 16,8% observé dans la région des Savanes.

Habitat

Selon les résultats de l'enquête, 37,0% des ménages sont propriétaires de leur logement dont seulement 5,3% possèdent un titre foncier. La proportion des ménages locataires est de 26,2%. Les ménages qui sont logés dans des maisons familiales représentent 34,8%. En milieu rural, près de 47,6% des ménages sont propriétaires de leur logement contre seulement 23,3% en milieu urbain. Le milieu urbain se caractérise aussi par une forte proportion de locataires 50,1%. Au niveau de la principale source d'énergie utilisée pour faire la cuisine, les données de l'enquête révèlent que sur le plan national 53,0% des ménages utilisent le bois de chauffe et 40,6% le charbon de bois. La plupart des ménages vivant en milieu rural utilisent le bois de chauffe pour la cuisine 84,4% alors que les ménages urbains utilisent principalement le charbon de bois 75,4%.

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